Les « écolos réalistes » en grandes manœuvres

LE MONDE | 18.12.2014 à 10h50 • Mis à jour le 18.12.2014 à 12h09

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Cliché2Jean-Vincent Placé avec le député François de Rugy au conseil fédéral d’EELV, le 5 avril, à Paris. | Raphaël Fournier / Divergence

La liste des invités avait autant étonné que le nom de la puissance invitante. Le 29 novembre, Jean-Christophe Cambadélis, Jean-Vincent Placé, Jean-Luc Bennahmias et quelques autres ont bravé la tempête qui sévissait dans le sud de la France pour se rendre à Montpellier, à l’occasion de la convention de Génération écologie. L’évocation de ce nom a de quoi surprendre tant on aurait pu penser que l’ancien parti de Brice Lalonde, créé au début des années 1990 avec l’appui de François Mitterrand pour siphonner l’électorat écologiste, avait disparu dans les limbes de l’histoire politique récente. Il n’en est rien.
Depuis le refus d’Europe Ecologie-Les Verts d’entrer au gouvernement de Manuel Valls, en avril, les rencontres de ce type se multiplient. Les« écologistes réalistes », comme ils se définissent eux-mêmes, emmenés entre autres par le sénateur Jean-Vincent Placé et par François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l’Assemblée nationale, discutent avec différentes formations plus ou moins proches de la majorité, le tout sous le regard bienveillant du Parti socialiste. Génération écologie, Front démocrate de Jean-Luc Bennahmias, Cap 21 de Corinne Lepage… Ils les ont tous vus. Même un petit groupe de centristes réunis autour de l’ancienne ministre de l’environnement de Nicolas Sarkozy, Chantal Jouanno (UDI), a été approché. « Je dois discuter avec Nicolas Hulot aussi », précise M. Placé, qui espère rencontrer Daniel Cohn-Bendit en janvier.

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