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21 JUIN 2015 – Retrouver l’article sur le blog Médiapart de Françoise Diehlmann

« Oui à la réforme des collèges avec les classes bilangues »

Publié le 14-05-2015 à 15h19

Retrouvez l’article sur le blog de l’Obs Plus

Christophe Rossignol

Christophe Rossignol Conseiller régional du Centre-Val de Loire (Europe Ecologie) Membre du Comité européen des Région

Oui, il nous faut une réforme du collège pour mettre fin à un système éducatif qui laisse, chaque année, 140 000 élèves sans aucune qualification. Pourtant les conservateurs de tous bords s’entendent sur un seul point : l’immobilisme.

L’annonce d’une réforme entraîne des réactions, des ajustements, des échanges c’est tout l’intérêt du débat démocratique, mais l’objectif légitime est d’adapter le collège pour mieux transmettre les savoirs au plus grand nombre.

La latitude laissée aux équipes pédagogiques pour mettre en place les nouveaux enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) et l’accompagnement personnalisé permettront de lutter contre l’échec scolaire (20% des élèves arrivent en situation de prédécrochage) et une meilleure prise en compte de la diversité des publics.

Les propositions relatives à la continuité des cycles, la différenciation pédagogique, l’aide aux devoirs, le suivi renforcé y participeront. Il est indispensable d’encourager le travail d’équipe, le partage, l’expression orale et la conduite de projet dans les domaines de la citoyenneté, de la vie professionnelle et du développement durable.

Christophe Rouillon

Christophe Rouillon   Maire de Coulaines (Parti Socialiste) Vice-Président de l’Association des Maires de France chargé de l’Europe Membre du Comité européen des Régions

C’est pourquoi, nous soutenons la volonté réformatrice de la Ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belcacem et du Président de la République.

Cependant, nous souhaitons apporter notre contribution aux propositions portant sur la réforme de l’enseignement des langues étrangères et en particulier de l’allemand.

L’apprentissage pour tous d’une langue étrangère dès le CP est une bonne chose, mais ce choix d’égalité républicaine implique-t-il de renoncer aux classes bilangues dès la 6ème au Collège, et de promouvoir, de fait, l’enseignement de l’anglais, au détriment de celui de l’allemand ?

Ces classes «allemand-anglais », ont été créées à la suite du 40ème Anniversaire du Traité de l’Élysée et ont fait la preuve de leur pertinence et de leur efficacité. Le nombre de collégiens apprenant l’allemand est passé de 5,5% en 2004 à 16% en 2015. Certains n’y voient pas de progression !

Pourquoi supprimer ce qui fonctionne bien et risquer d’inciter les parents à se poser la question du privé ?

Dès la 6ème, les élèves ont le même nombre d’heure d’enseignement en anglais et en allemand, puis, pour les plus motivés, les sections européenne offrent en 4è et en 3è des heures supplémentaires de langue, et ils peuvent intégrer des classes européennes au lycée ou des sections AbiBac correspondant au bac allemand ce qui leur ouvrent l’accès aux universités des deux pays.

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Réponse à l’interview de Cécile Duflot dans Libération

Ci-dessous la contribution / réaction de Jean-Marc Denjean à l’interview donnée le lundi 9 mars par Cécile Duflot à Libération, «Ce gouvernement est prisonnier de vieux schémas ».


La logique de Cécile Dufflot est imparable. Il suffirait de changer de politique et tout irait bien. Quelle politique ?

Son expérience de ministre du logement devrait la conduire à plus de modestie. La rhétorique des moyens dans le domaine du logement a pourtant marqué toutes ses limites. Son budget a été l’un des plus favorisé, le logement social a continué à bénéficier du taux réduit de TVA, les aides personnelles aux logement ont été préservées, la loi SRU renforcée. Depuis plus de 15 ans, jamais les organismes HLM n’ont eu autant de moyens pour construire et réhabiliter. N’est ce pas à mettre au crédit du gouvernement et de sa majorité, voire accessoirement à son crédit ?

Pour quels résultats? Un recul de la construction en général, une production de logements sociaux en deçà des objectifs, une vacance des logements privés qui s’accroît. Tout simplement parce que les obstacles sont ailleurs, dans la société, dans la conflictualité des intérêts sociaux et corporatistes. Pas à l’Elysées ou à Matignon.

La dure réalité du marché de l’immobilier qui a entamé la courbe inversée de sa bulle spéculative, la guérilla de certains  lobbies de l’immobilier pour faire échouer, dans sa mise en oeuvre, la loi ALUR, l’opposition farouche des maires de droite (plus nombreux depuis mars 2014) à la construction des logements sociaux, la priorité en terme d’aide  fiscale et de programmation urbaine  aux fameuses couches moyennes au détriment des catégories populaires (ouvriers et employés), au nom de la mixité sociale, voilà autant de vrais obstacles politiques à une « autre » politique du logement.

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